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Merci à mon burn-out!

Mis à jour : 23 juil. 2018

J’ai toujours été impressionnée par les femmes de carrière. Ces femmes qui étaient perçues comme froides, dures et qui étaient à la tête de grandes compagnies. Quand j’ai écouté The Devil wears Prada, je voulais être Miranda Priestly et je trouvais que son assistante était fatiguante!


C’est avec ces idées en tête que j’ai commencé ma carrière. J’ai passé mes premières années sur le marché du travail avec un objectif clair: performer et faire $100K/année avant 30 ans. Je performais à coup de 60 heures semaine, de soirées de réseautage et de jeux politiques. Je négociais des augmentations salariales dès que j’en avais l’occasion, entrant dans le bureau de mes patrons en pensant que tout m’était dû et que mon dur labeur et mon implication allaient m’octroyer les dix miles de plus qui me rapprocheraient un peu plus de mon but.



À 24 ans j’ai frappé un mur. Mon milieu de travail était toxique et mon employeur, qui m’avait promis la lune, a finalement décidé de ne rien me donner. Pour moi ce fut un échec, mon premier échec professionnel. Je vous passe les détails, mais j’ai réalisé que ça n’allait plus quand je me suis retrouvée en larmes dans le bureau de mon médecin, que j’étais allée consulter car je n’arrivais plus à dormir et à fonctionner normalement. Elle m’a donné un arrêt de travail immédiat et j’ai eu le sentiment d’avoir 100 livres de moins sur les épaules.


Après environ deux mois d’arrêt, j’ai donné ma démission. Aujourd’hui, je repense à cette expérience et j’en suis reconnaissante car j’ai appris la leçon la plus importante de ma vie : toi seul doit être responsable de ton bonheur. Ce que je veux dire par là, c’est que ton bonheur ne peut pas dépendre d’un employeur qui te promet une promotion, ou de n’importe quelle autre source externe sur laquelle tu n’as pas le contrôle. Je suis devenue très protectrice de mon temps, priorisant les événements à mon agenda selon ce que MOI j’avais envie de faire.


C’est d’ailleurs à ce moment-là que je me suis inscrite dans les Princes. J’ai meublé mes soirées d’activités sportive, j’ai recommencé mes études et je me suis promis que mon prochain emploi n’allait pas être le centre de ma vie. Aussi quétaine que ça peut paraître, je voulais travailler pour vivre, et non vivre pour travailler. D’ailleurs, je suis loin d’être la seule dans mon entourage qui a eu besoin d’un arrêt de travail pour reprendre mon souffle. Selon moi, avoir un burnout à la mi vingtaine est un appel au secours qu’il est encore temps d’écouter.



Aujourd’hui ça fait presque deux ans que je suis de retour sur le marché du travail et je vous avoue que ma balance est encore fragile. Par contre, je suis beaucoup plus à l’aise de mettre mes limites et de dire non à des 5à7 auxquels je n’ai pas envie d’aller. Pourtant, malgré le fait que je ne m’implique plus corps et âme dans mon travail, j’ai tout de même un sentiment d’accomplissement et j’ai quand même l’impression de performer, autant au niveau professionnel que personnel. J’ai appris la patience et à laisser aller les choses. J’ai appris à être reconnaissante de ce que j’ai, et que plus n’est pas nécessairement mieux. Faire 100k par année avant 30 ans est loin d’être encore mon objectif principal! J’ai plutôt envie d’aller faire un voyage humanitaire en Inde avec les Princes, ou encore de fonder une famille sans avoir à me demander si elle nuira à ma carrière.



Donc à toi la workaholic qui va à tous les 5à7, qui mange à ton bureau le midi et qui travaille 70 heures semaine : arrête. Réévalue tes priorités, fait une liste de ce qui te rend heureuse et je te jure que tu vas être surprise à quel point la vie que tu mènes n’est pas alignée avec les items sur ta liste. J’ai encore la mienne, et je la garde toujours en tête. Je ne te dis pas de tout lâcher et de t’ouvrir une auberge au Nicaragua, mais prend le temps d’aller au gym, au yoga ou à la balle molle. Tu as le droit d’être exténuée et de pleurer parce que tu sens ton esprit engourdi par ta routine métro boulot dodo, mais il n’est jamais trop tard pour faire un petit changement à la fois et reprendre peu à peu le contrôle de ton temps. Garde en tête ta liste et protège ton temps comme tu te protèges lors de ta première date Tinder. Je te promets que tu ne regretteras jamais d’avoir pris soin de toi avant quiconque.


Soussi (Numéro 33)


Yasmina Soussi / Prince de l’équipe des oranges

Yasmina est une fille spontanée, têtue et quand même fière de son sens de la répartie! Travaillant dans le milieu de la technologie, elle a l'habitude de devoir parler juste un peu plus fort que les autres, étant souvent la seule fille de la place. Solitaire à ses heures et party animal à d'autres, tu peux la trouver sur une terrasse sous le soleil, ou au parc avec son chien et un bon livre. Idéalement, elle allie l'utile à l'agréable en amenant son chien sur les terrasses!



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